La situation actuelle n'est pas arrivée par hasard.....

Publié le par concombre masqué

Extraits d'un artticle de l'express de François Koch en date du 15.08.2005 intitulé "Les Maîtres des Affaires"

 

Notre guide était déjà bien présent......et il est intéressant de retrouver certaines similitudes avec la situation actuelle.....





Jamais la GLNF ne s'est sentie si forte. Enivrée par son apparent succès, elle s'est offert en 2004 sa plus grave crise interne, comme une singulière querelle de riches. Pour la première fois, l'élection du grand maître ne s'est pas faite avec un candidat unique, mais entre deux prétendants! Et, circonstance aggravante, un frère a osé se présenter contre un grand maître ayant annoncé qu'il solliciterait un second mandat de trois ans. Un crime de lèse-majesté! Ce frère «félon», c'est Gérard Ramond, 61 ans. Quelques jours après l'annonce de sa candidature, ce patron d'une entreprise de produits cosmétiques de Tarn-et-Garonne, président de la CGPME de Midi-Pyrénées, est déchu par Jean-Charles Foellner de sa fonction de grand maître de la province d'Occitanie, une sorte de préfet de région dans l'ordre maçonnique.

Etonnamment courageux, le «sacrilège» Gérard Ramond commence par reprocher à l'équipe en place ses «égarements», «l'abandon de nos recherches philosophiques, au profit de préoccupations purement matérielles». Il s'interroge sur l'intérêt d'avoir créé, début 2004, en aspirant 762 246 euros de l'OAF (œuvre d'assistance fraternelle), une fondation dont l'objet est beaucoup plus large. «La GLNF ne saurait être une société anonyme plus ou moins opaque et entre les mains d'un petit nombre», écrit l'Occitan, accusant Foellner et ses proches de «dérives patentes». Enfin, le postulant opiniâtre lance une flèche acérée: «Le grand maître n'est ni un “élu” au sens biblique du terme ni un président pour réaliser son œuvre, mais un frère choisi.» L'inverse de la conception traditionnelle à la GLNF.


«Notre organisation successorale s'analyse comme la recherche d'un consensus vers un homme providentiel, expose François Stifani. Consensus, car il n'y a pas de démocratie.» C'est pourquoi il soutient que Ramond a lancé une «candidature sauvage», avant de le qualifier de «roitelet à tendance impériale».


Pas de démocratie? Le candidat à la grande maîtrise est effectivement élu par le souverain grand comité, dont les membres sont désignés par le grand maître, le plus souvent sur proposition des grands maîtres provinciaux, ces derniers étant révocables à tout moment par le grand maître. Un système qui a tout du serpent qui se mord la queue. Un grand maître assure dès lors très facilement sa réélection ou celle du successeur qu'il coopte. Pas très surprenant que, le 17 septembre 2004, Gérard Ramond n'obtienne que 24,4% des voix du souverain grand comité.

Après la ratification à 80% de la candidature unique de Jean-Charles Foellner par les représentants des loges, la GLNF a protesté contre le développement de «campagnes de dénigrement».


Non content d'avoir infligé un «camouflet terrible» à Gérard Ramond, selon les termes de François Stifani, Jean-Charles Foellner a cherché très rapidement à l'éliminer.

Le 6 octobre 2004, le grand maître prononce sa suspension à titre conservatoire, et, le 31 mars 2005, son exclusion temporaire pour six mois et sa radiation du souverain grand comité, pour avoir «manqué de rigueur et de prudence dans la gestion de la province qui lui était confiée», mais sans «enrichissement personnel» ni «préjudice pour l'association»!


Lavage de linge sale en public


Gérard Ramond n'est manifestement pas décidé à accepter de si lourdes sanctions pour des motifs si inconsistants, puisqu'il vient de saisir la justice profane. Il conteste notamment son exclusion du souverain grand comité, dont il était «membre à vie», une qualité qui ne se perd que lorsque cesse l'appartenance à la GLNF - ou que l'on meurt... Ce combat judiciaire, ou cet étalage d'un volumineux linge sale en public, devrait être saignant. Et pas gagné d'avance pour la GLNF. Le 8 mars 2005, le suprême conseil de sa sœur ennemie, la GLDF, fut condamné par le tribunal de grande instance de Paris à réintégrer l'ancien grand maître Michel Barat… après l'avoir exclu sans aucune procédure contradictoire!


«Si Ramond veut aller en justice, qu'il y aille!» balaie l'avocat François Stifani d'un revers de manche. Le porte-parole de Jean-Charles Foellner apparaît moins serein lorsqu'il évoque l'ancien grand maître de la province Alpes-Corse-Méditerranée Bernard Merolli, 65 ans. Ce directeur de banque à la retraite a démissionné à la fin de l'an 2000, au moment où il était mis en cause dans une procédure judiciaire, soupçonné d'avoir demandé à des policiers de consulter des fichiers du ministère de l'Intérieur afin de connaître les antécédents des candidats à l'initiation.

Bien qu'il le conteste catégoriquement, Merolli a été condamné le 26 novembre 2004 par le tribunal correctionnel de Nice à dix mois de prison avec sursis. Désormais défendu par Me Gaston Carrasco, ancien procureur général de Monaco, il espère être relaxé par la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui rendra son arrêt le 21 septembre prochain. «J'ai été abusivement dénoncé par Stifani, qui voulait se venger des sanctions maçonniques que je lui avais infligées après qu'il eut cherché à obtenir une fausse carte du Front national à mon nom», accuse Merolli.

«Il devrait consulter un médecin, réagit Stifani. Il a effectivement été trahi par un “frangin Judas”, mais ce n'est pas moi. Au sein de la GLNF, Merolli avait surtout des ambitions démesurées, misant sur ses bonnes relations avec Charbonniaud. En fait, il voulait la place de Foellner.» Ambiance. Foellner-Merolli-Stifani. Les trois frères se sont succédé à la tête de la province Alpes-Corse-Méditerranée de la GLNF, mais l'un des trois était de trop. Après sa démission, Merolli a créé une nouvelle obédience, la Grande Loge des francs-maçons de France, sans en être le grand maître.


Bernard Merolli hors jeu, Gérard Ramond provisoirement écarté et quelques autres dignitaires radiés, suspendus ou relevés de leurs fonctions: une opération de nettoyage?

Bien des frères soupçonnent Jean-Charles Foellner, un Alsacien ayant adopté Le Luc (Var), de vouloir adouber son avocat et ami de vingt ans pour lui succéder, en 2007.

«Je n'ai pas d'ambition, je suis un homme heu-reux! réagit François Stifani, initié il y a près de trente ans au Droit humain. Je suis sans doute capable de devenir grand maître, mais je n'aime pas les mondanités, je ne joue pas au golf.» Stifani souffre d'un autre handicap: son accession au «trône» de la GLNF donnerait le sentiment que l'obédience reste durablement entre les mains de la même bande de copains, que certains appellent avec malice «les frères de la Côte».

 

 

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