Le vieux maçon nous parle..... par myosotis PACA

Publié le par concombre masqué

Lettre d'un vieux Maçon à ses Frères

membres de la Grande Loge Nationale Française

pour leur dire, ce qu'ils savent déjà,

que la lutte sera longue et difficile

 

Le 13 Février 2010

Mes Frères,

 

Ma lettre antérieure était une réponse au questionnement que m'adressait un certain nombre de Frères qui connaissent mon parcours.

 

Je l'ai rédigé en conscience, mais, je ne le cache pas, sans grand espoir. J'ai malheureusement vécu trop de situations nécessitant que les Frères relèvent la tête pour revendiquer leurs droits, et où rien ne s'est passé parce que leur conduite a été inspirée par l'adage :"Oh, tant qu'ils nous laissent faire nos travaux tranquillement dans nos loges, nous n'avons pas à nous en mêler". De renoncement en abandon, l'on glisse sur la pente dangereuse de la dictature.

 

J'ai donc été heureusement surpris lorsqu'un jeune Frère m'a téléphoné pour me dire d'aller voir "Myosotis PACA" où ma lettre était publiée. J'ai été encore plus heureux de lire les commentaires qui y faisaient suite, non pas parce qu'ils flattaient mon ego, mais parce qu'ils montraient que les Frères ne se contentaient pas de rentrer la tête dans les épaules en attendant des jours meilleurs.


Il m'est venu une pensée amusée : Cincinnatus n'est pas César, mais d'une certaine façon le Rubicond était franchi. Je ne suis pas un haruspice et l'avenir m'est caché. Cependant, il nous suffit que les avantages que nous pourrions obtenir ne nous soient pas arrachés.

 

La prédiction la plus logique que je faisais à moi-même, était qu'il allait bientôt surgir un sauveur, un guide, qui ferait don de sa personne à l'Ordre, qui chasserait les indignes dignitaires et ramènerait l'ordre et la loi. Ce n'était pas brillant : il en est simplement toujours ainsi en cas de crise.

 

Ma prédiction était d'autant moins méritoire qu'elle était en retard sur la réalité : de toutes parts il me revient que ce soulèvement fraternel est en réalité orchestré par ceux-là même qui ont enfanté le règlement général de 1997 et mis en place un "Arturo Uri" digne ce celui de Brecht. Et pour enfoncer le clou, certains insensés ont lancé un appel suppliant les incendiaires de venir éteindre l'incendie qu'ils ont eux mêmes allumé. Il est clair que cela n'est pas dans le but de vous «libérer» mais bien dans celui de reprendre les rênes. C'est ce qui explique pourquoi  quelques uns des Frères dévoués à un pouvoir sans faille, notamment à travers des machines de guerre puissantes prétendument à vocation humanitaire, se sont levés parmi les premiers révoltés.

 

Leur but inavoué et celui de leur "guide" est de reprendre ce pouvoir qui leur a échappé et de gouverner de nouveau, pour cinq ans bien sûr, et avec le règlement général de 1997 ! Si tel était le cas, nous n'aurions pas changé de Loi, nous aurions simplement changé de maîtres !


Il n'est pas tolérable que ceux qui sont responsables de la situation présente pour avoir laissé sans contrôle les commandes de l'Ordre entre des mains dictatoriales, reviennent aux affaires et se remettent à notre tête. Celui qui a mal choisi son successeur ne doit pas s'occuper de proposer à nouveau un successeur à celui qu'il a précédemment choisi:  il doit définitivement être écarté du pouvoir.

 

Il n'est plus possible d'entendre sans nausée des protestations larmoyantes de fraternité et d'amour universel, « la loi d'Amour» comme il nous est régulièrement martelé —alors que la fraternité véritable et l'honneur maçonnique sont quotidiennement foulés aux pieds et bafoués.


Nous devons demander clairement et ouvertement ce que nous estimons nécessaire  tout d'abord la reconstitution d'une structure du pouvoir conforme aux desseins de nos fondateurs et dans un premier temps, la restitution au Souverain Grand Comité de sa souveraineté, c'est à dire l'exercice des pouvoirs de la Grande Loge lorsque celle-ci ne siège pas. Il se peut que la structure traditionnelle du Souverain Grand Comité ne corresponde plus exactement aux nécessités d'un Ordre fort de plus de 40.000 Frères, mais c'est là un chantier à ouvrir tous ensemble afin que l'exercice du pouvoir soit bénéfique à la pratique de l'Art Royal et au renom de la Franc-maçonnerie de tradition.

 

Rédigeons un appel formel et solennel en ce sens et faisons le circuler. Nous y apposerons nos signatures avec nos adresses. Il est certain que le jour où il sera rendu public les signataires seront marqués du signe d'infamie par les séides de cet ordre que l'on pourrait qualifier de nouveau s'il ne remontait pas à présent à plus de dix ans.


Oui, la tentation du pouvoir sera de suspendre et poursuivre les signataires. Certes cela sera possible pour dix, pour vingt, pour cent ! Mais pour cinq cents ? Pour mille ? Nos prétendus maîtres pourront essayer de nous briser, mais la G.L.N.F. ne pourra plus faire autre chose que de nous pourchasser, vainement, car nous avons le droit d'avoir des opinions.  Alors ? Qu’attendons-nous ?

 

Une dernière chose. Nous luttons contre des hommes indignes. Nous ne combattons pas contre la Grande Loge Nationale Française parce que la Grande Loge Nationale Française c'est nous tous  !!

 

Fraternellement à vous tous,

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etienne jean 16/02/2010 14:43


Vous avez dit : régularité ?

Qui pourrait apporter les preuves du bruit qui coure de façon insistante dans nos rangs de la perte ou de la suspension de la régularité de notre bien aimée GLNF durant le mandat de notre TRGM
Claude Charbonniaud ? La GLUA entendait par là faire pression sur les dignitaires de la province où sévissaient aussi Jean Charles Foelner et François Cosimo Stifani pour que soient enfin prises
les mesures de salut public à l’encontre de Frères peu respectueux de nos landmarks et règlements. Je sais que l’incident est soigneusement tu, mais il a fini par transpiré quand même… Vite des
preuves…
Le franciscain de Bourges alias le fricassin des bouses