Lettre de Stifani du 13 décembre: un déni de réalité et la fin de son système ?

Publié le par concombre masqué

La lettre de François STIFANI du 13 décembre 2010 à tous les frères :

 

Un déni de réalité et la fin d’un système de gouvernance totalement incompatible avec nos devoirs et notre idéal maçonniques ?

 

 

 

La lettre en date du 13 décembre 2010 adressée par François STIFANI à l’ensemble des frères de la GLNF restera dans les annales de cette noble Institution comme la manifestation la plus éclatante de son pouvoir de manipulation.

 

Elle vise, en tournant le dos à une réalité juridique tragique qui n’est même pas abordée, (à savoir qu’aujourd’hui, la GLNF n’a plus de comptes approuvés, ni de budget) à montrer que la seule réalité importante est de substituer sa propre appréciation de son statut à celui de la justice en vue d’organiser un système de résistance à son devoir impératif de réunir dans les plus brefs délais, une assemblée générale.

 

1.- Qu’en est-il ?

 

Par deux fois en 2010 le Grand Maître et le Conseil d’Administration (qu’il a nommé pour la plus grande partie et qui fait apparemment preuve de sa solidarité avec sa personne), se sont trouvés en défaillance par rapport aux statuts.

 

En mars 2010, par son fait et surtout par sa faute, les comptes, le budget et le rapport moral n’ont pas été approuvés.

 

En juin, 2010, conformément à son engagement pris en mars, François STIFANI aurait dû à nouveau présenter des comptes et un budget dans les dates limites fixées par les statuts de la GLNF.

 

Il ne l’a pas fait. Il a préféré créer une manipulation stigmatisée par la justice, à savoir la « réunion » d’une assemblée générale pluri-localisée qui ne lui a pas donné la majorité, sauf au prix de manipulations sur lesquelles il n’est pas nécessaire d’insister : (nomination de 83 membres du Souverain Grand Comité, vote dans des conditions irrégulières en PACA, … sans compter le décompte à son avantage des abstentions, etc …).

 

De ce fait, et compte tenu de cette manipulation, le Tribunal lui a ordonné, depuis le 7 décembre, de réunir d’urgence, c'est-à-dire sans délai – c’est ce que dit le Tribunal – une assemblée générale au cours de laquelle devront de toute façon être évoqués la question du maintien de son mandat et surtout le vote du budget et des comptes. Au 31 décembre, la GLNF n’aura plus de budget ni compte.

 

Que fait le Président de l’Association ?

 

Il se livre à une analyse hasardeuse des statuts pour montrer qu’il est hors d’atteinte de toute critique, y compris de la justice.

 

Le souci de la continuité de l’institution ne l’intéresse pas. Ce qui l’intéresse, c’est le maintien de son pouvoir propre au prix d’une démonstration totalement acrobatique dénuée de tout sérieux. Il prétend en effet, au mépris d’une lecture directe des textes qui nous gouvernent, tenir son pouvoir d’aucune assemblée générale et ne pouvoir être révoqué par elle.

 

Pour lui, c’est la seule chose qui compte.

 

Quel est son argument ?

 

Il écrit : « le règlement intérieur stipule qu’une fois désigné et ratifié, le Grand Maître est Président de droit de l’association 1901 ».

 

Il écrit, une ligne avant : « dans notre obédience, c’est le Souverain Grand Comité qui choisit le futur Grand Maître et le présente à la ratification des loges réunies en formation maçonnique et non en assemblée générale d’une association de 1901 ».

 

Il n’y a qu’un malheur : nos statuts disent le contraire.

 

L’article 2.3 du règlement intérieur dispose :

 

« le candidat à la grande maîtrise est désigné par les membres de droit mentionnés à l’article 1,2 nommés par le Grand Maître et réunis en collège statuant par un scrutin à bulletin secret. Cette désignation est soumise à la ratification de l’association lors de l’assemblée générale afférente ».

 

Comme dans toutes les associations, ce sont les assemblées générales assemblées souveraines qui fixent la cotisation annuelle ; ce sont elles qui fixent les règles du fonctionnement financier et votent le budget et le pouvoir donné à un président d’association n’est qu’un mandat révocable à tout moment.

 

Si ce n’est pas en l’espèce l’assemblée générale ordinaire qui fixe la durée du mandat du Grand Maître, alors pourquoi avoir fait inscrire dans le rapport moral du Président et à l’ordre du jour la prorogation de durée de mandat du Grand Maître le 5 mars dernier et le 16 octobre dernier ?

 

Le Grand Maître ne peut pas tenir son pouvoir de personnes qu’il désigne lui-même, ce qui conduirait effectivement la GLNF a prôner un système de gouvernance arbitraire contraire au droit des associations ; tout système de gouvernement raisonnable du Grand Maître dépend de l’Assemblée des frères, ou en tout cas ne peut se faire à leur encontre.

 

2.- De plus, le calendrier judiciaire qu’il propose en fin de sa missive sur ses prévisions en matière de justice et la participation qu’il imagine pour faire obstacle à l’exécution d’une décision de justice ne sauraient masquer cette réalité cruelle d’aujourd’hui : celui qui s’est déclaré au dessus des lois est NU.

 

3.- Mais, ce qui reste incompréhensible pour la plupart des membres de la GLNF est que le Grand Maître trouve encore des échos auprès de frères respectables comme une partie de ceux des frères qui sont décidés à lui apporter un soutien inconditionnel.

 

Il n’y a qu’une seule chose à leur dire :

 

-         acceptez-vous un seul instant que celui qui vous a juré que la question de sa révocation ne pouvait être mise à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale du 25 mars disait la vérité ?

-         êtes-vous sûrs que celui qui vous a promis une assemblée générale avant le 30 juin 2010 disait la vérité ?

-         êtes-vous sûrs que celui qui vous a juré qu’une assemblée multi-localisée était légale disait la vérité ?

-         êtes-vous sûrs que celui qui dit qu’il n’a jamais envoyé une lettre au Président de la République, lettre qu’il a signée et dont ce dernier a accusé réception dit la vérité ?

-         êtes-vous sûrs que celui qui est Avocat, qui a rédigé de sa main les statuts, qui prétend que sa nomination n’est pas soumise à l’assemblée générale, en violation flagrante et évidente de la lettre même de nos statuts et des impératifs de la loi 1901 dit la vérité ?

 

Après avoir répondu sincèrement à toutes ces questions, est-ce que vous pensez que celui qui fait obstacle à une décision de justice reste digne d’exercer les fonctions qu’il s’est octroyées et qu’il entend maintenir envers et contre tous ?

 

Croyez-vous dans ces conditions servir la GLNF ? Votre devoir n’est-il pas de nous aider à refonder celle-ci sur des bases plus sérieuses et conformes à nos valeurs exprimées et répétées dans la règle en 12 points ?

 

Serions-nous encore aux yeux de nos Frères,  si nous persistions : des hommes libres et respectables (article 3) ?

 

Continuer dans cette voie nous conduirait-il à nous perfectionner moralement (article 4) ?

 

Sommes-nous autorisés à cautionner ou n’avons-nous pas le devoir de rejeter la controverse politique liée à la profession de foi faite par le G.M. en violation de l’article 6 pour des raisons de pure ambition ou de vanité personnelle ?

 

Si nous acceptons tous cela, sommes-nous encore des gens d’honneur, loyaux et discrets, dignes en tous points d’être des hommes majeurs de réputation parfaite ? (article 9)

 

Pouvons-nous, dans ces conditions, également être regardés comme étant soumis aux lois ? Contribuons-nous au rayonnement de l’ordre ?

 

Dans ces conditions, n’est-il pas temps de dire : arrêtez !

 

Refondons la GLNF. Que tous les hommes de bonne volonté se lèvent et laissent sur le bord de la route celui qui s’est égaré chez nous et qui trahit nos valeurs.

 

 

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Charles 19/01/2011 09:03


Message personnel adressé à la personne chargée de la communication de la GLNF


Monsieur,

J’essaye vainement depuis quelques mois de comprendre votre « copy-strategy ». Vous savez, ce document que l’on a la responsabilité de produire avant une campagne de communication. Vous ne voyez
pas ? C’est ce que les vrais professionnels de la communication utilisent pour se fixer les idées sur les objectifs concrets attendus sur la « cible » de la communication et qui est déclinée en
objectif de communication. (Mes Frères me pardonneront ce terme un peu guerrier, mais depuis quelques temps, ils ont le cuir un tanné par la confusion des concepts auxquels ils ont été
exposés.)

Revenons à notre sujet. Vous n’avez aucune vision prospective de l’effet que vous souhaitez produire et vous obtenez systématiquement l’inverse de ce que vous visez. Vous êtes passé du registre de
la hauteur condescendante, à la haine, à celui de l’amour pour passer à celui du dénigrement caricatural digne du régime de Vichy. Vous essayez peut-être de rendre la cible vibrionnante et instable
comme votre commanditaire que vous conseillez manifestement mal.
Compte tenu de vos brillants résultats, je serais vous, j’arrêterais de conseiller le client ; Je serai le client, je vous demanderais d’arrêter la mission. J’espère que vous avez une bonne
assurance professionnelle.

J’ai souvent observé que quand un fournisseur, alors qu’il n’est pas bon, s’accroche à son client, c’est qu’il n’a précisément pas d’autre client. Je souhaite vous donner un conseil : reposez vous
un peu, ressortez vos livres sur la communication et le marketing (si vous n’en n’avez pas je vous en conseillerai), et surtout, consacrez tout votre temps à chercher de nouveaux clients car
celui-ci a épuisé son budget . Enfin, évitez d’indiquer la GLNF dans vos références : ça risque de vous conduire à d’autres échecs.


Charles un frère dubitatif


quintilius 18/01/2011 21:28


Bien vu, bien lu mon F. mais la contradiction même des textes est sujets à procédures donc gain de temps. Nous serons débarassé avant de nos élites procédurières